viernes, 8 de junio de 2012

Femen, seins nus pour denoncer la prostitution

«Fuck Euro 2012» avaient inscrit sur leurs poitrines les féministes de Femen. Au milieu des supporters, elles ont milité vendredi à Varsovie contre la prostituions.

Des féministes du mouvement ukrainien Femen ont manifesté vendredi à Varsovie seins nus, pour dénoncer la prostitution susceptible de fleurir lors de l'Euro-2012, à deux heures du coup d'envoi du match d'ouverture Pologne-Grèce au stade national de Varsovie.

Quatre militantes de Femen ont surgi soudainement au milieu des milliers de supporteurs se pressant devant l'une des entrées du stade, sous une faible pluie.

«Fuck Euro 2012»

Sur leur poitrine dénudée, elles avaient inscrit en grosses lettres «Fuck Euro 2012». Criant à tue-tête le même message, elles ont arrosé la foule avec de la mousse blanche d'extincteurs.

Entourées immédiatement d'une foule de photographes et de badauds, elles ont aussitôt été embarquées par la police dans une camionnette.

«Les hommes politiques ont dépensé de l'argent pour construire des stades mais n'ont rien fait pour résoudre d'autres problèmes, dont celui de la prostitution dans les deux pays» co-organisateurs de l'Euro-2012, l'Ukraine et la Pologne, a déclaré aux journalistes une des activistes Femen.

«Le foot ce n'est qu'une affaire de mâles», a commenté en applaudissant, une passante d'une cinquantaine d'années.

Supporters remontés

Artur Kucharski, lycéen d'une banlieue de Varsovie, est apparu plutôt remonté contre l'action des féministes. «Elles sont gonflées de nous gâcher une telle fête! C'est le sommet du culot!», a-t-il lancé. «Mais elles sont vraiment belles», a ajouté tout de même le jeune homme en retrouvant le sourire.

Femen, qui revendique 300 militantes à Kiev, n'en est pas à son coup d'essai. Devenu en trois ans un phénomène en Ukraine, le mouvement s'est également fait connaître à l'étranger.

A moitié déshabillées ou en tenues légères, les membres de Femen multiplient les actions publiques pour dénoncer la prostitution, le tourisme sexuel ou le harcèlement dont sont victimes les étudiantes d'université en Ukraine.

AFP